Non, nous n’avons pas abandonné Estressin !


Dans son édition de ce lundi 24 février, le Dauphiné Libéré propose un article consacré au quartier d’Estressin, en faisant le choix de donner la parole à une dizaine d’habitants, sans confronter leurs propos à la réalité des actions conduites par la municipalité ces 6 dernières années.

Ainsi, on découvre dans les pages du quotidien des remarques souvent bien à charge vis-à-vis de la municipalité. On retiendra ainsi, parmi les propos rapportés par l’article :

  • « Estressin, c’est pourri ; moi j’essaie de ne pas rester sur place. »
  • « Il y a eu quelques choses de faites, comme le terrain de football ou la rénovation de l’école maternelle Paul-Bernard (à noter, il s’agit ici plutôt de l’école Claude-Bernard !), mais c’est tout ! »
  • « Je suis là depuis cinquante ans et ça n’a pas beaucoup changé. La voirie est en très mauvais état. »
  • « Il faudrait plus de jeux. »
  • ou encore, sur un supposé manque de concertation : « les terrains de football et les parcs de jeux, par exemple, ne sont pas là où il faudrait. »

L’auteur de l’article en question, loin de se limiter aux seuls propos des habitants, prend par ailleurs lui aussi part au débat, en affirmant par exemple que le quartier « pâtit d’un certain sentiment d’abandon », qu’il « n’évolue pas beaucoup », que « les quelques arbres, ici et là, sont éclipsés par les blocs de béton grisâtres et les nombreuses places de parking », que l’on ressent « une forme d’abandon de l’entretien des parties communes » des immeubles d’Advivo, ou encore que le bailleur social et son Président « cristallisent la rancœur de plusieurs habitants du quartier ».

Parce que cet article, comme celui réalisé sur le quartier de Malissol la semaine dernière, manque cruellement de mise en perspective, nous avons fait le choix d’aller plus loin que le Dauphiné Libéré en rappelant ce qui a été entrepris sur ce quartier les six dernières années, démontrant ainsi que non, celui-ci n’est pas abandonné, loin de là.

Ainsi, la municipalité s’est largement impliquée sur le quartier durant le mandat 2014-2020, avec un certain nombre d’aménagements et de réalisations d’importance, unanimement appréciés et reconnus :

  • les rénovations totales de deux écoles, Pierre-et-Marie-Curie et Claude-Bernard, entreprises et achevées sous le mandat ;
  • la création du Relais d’assistantes maternelles d’Estressin ;
  • la rénovation du Boulodrome ;
  • la création d’un terrain de football synthétique ;
  • la création, en prélude à la rénovation de l’ensemble de la place, d’une aire de jeux sur la place de l’Anneau, qui fait d’ailleurs suite à une large concertation menée avec les habitants qui ont décidé de l’emplacement, de l’agencement, des jeux à installer, etc. ;
  • le déploiement des caméras de vidéoprotection ;
  • la replantation de l’intégralité des arbres qui avaient malheureusement dû être coupés car malades ou trop vieux ;
  • la mise en place des jardins partagés aux Cités-Jardin ;
  • la reconstruction du chalet détruit par un incendie volontaire aux jardins partagés ;
  • la mise en place d’un partenariat avec Candia-Yoplait qui permettra de chauffer les bâtiments d’Advivo du Grand-Estressin et l’école Claude-Bernard grâce à la récupération de la chaleur fatale issue des processus de fabrication de l’entreprise… autrement dit, l’une des initiatives écologiques innovantes les plus importantes du mandat.

En 6 ans, nous avons ainsi investi plus de 4 millions d’euros sur le quartier d’Estressin.

S’agissant du Centre social, plébiscité par les habitants dans l’article du Dauphiné, rappelons que c’est la municipalité actuelle qui a décidé de sa municipalisation, en assurant ainsi son avenir et l’extension de ses activités. Chaque année, ce sont 615 000 € que la collectivité met dans la balance pour assurer son fonctionnement, sans compter l’investissement consenti auprès de la Caisse d’allocation familiale afin de racheter le bâtiment pour permettre au Centre social d’être maintenu à son emplacement.

Bien sûr, nous acceptons les remarques et les critiques des Viennois. Bien sûr, nous savons qu’il y a encore beaucoup à faire pour améliorer la vie quotidienne des habitants. Par contre, nous ne pouvons accepter, a fortiori de la part d’un grand quotidien régional, de laisser dire que nous avons abandonné ce quartier, comme d’ailleurs aucun autre quartier de Vienne.